l'hydrogène est une filière énergivore.
pour 100 kWh d'électricité primaire produite, seulement 25 est disponible à la roue d'un VE... contre environ 75 si on passe par les batteries.
En résumé on parcourra 3 fois plus de distance avec des batteries qu'avec une PAC pour la même électricité primaire produite.
Alors les partisans de H2 diront que ça donne de l'autonomie. C'est vrai, mais à condition de rester autour d'une station H2, tel le toutou tourne autour de sa longue laisse...
pour moi, donner de l'autonomie à un VE dans une solution de large échelle, c'est facile : groupe électrogène avec de préférence carburant liquide renouvelable.
Les filières nucléaires... autre vaste sujet. Séduisantes sur le papier à court-terme, elles engagent sur le long terme (X 000 années minimum) des générations d'humains qui ne sont pas encore nées... à cause des déchets radioactifs les plus problématiques, à sa voir
les produits de fission, classifiés sous le doux sobriquet
HAVL (haute activité à vie longue).
Mais pour avoir de l'énergie à profusion, si l'on met de côté les déchets engendrés (!!), la fission est intéressante, notamment en combinaison avec la
surgénération. Phénomène physique cadeau du diable ou du bon dieu selon les points de vue, il est en effet possible de produire plus de "combustible" qu'on en "brûle" (même si ces termes sont inadaptés, ils aident à la compréhension) en transmutant U238 en Pu239 avec les neutrons de fission du U235. Mais pour cela il faut des réacteurs à neutrons rapides... filière abandonnée en France, mais pas en Russie (voir
BN800) et un peu la Chine (CFR-600)