Samedi 28 avril, j’ai eu la chance de participer au stage de conduite VW Driving Experience, effectué sur circuit et réservé aux sportives. Ce stage est offert par VW pour les récents possesseurs de Polo GTI, Golf GTI et Golf R, mais également disponible à l’achat sur le site volkswagen.fr.
J’avais rendez-vous à 9H00 sur le circuit de Haute-Saintonge en Charente-Maritime (17). Un rapide coup d’œil sur Waze : environ 6H00 de route. Gloups… Un départ de la Région parisienne à 2H30 du matin devrait m’assurer une arrivée dans les temps. A cette heure-là, il ne devrait pas y avoir trop de monde sur la route.
Circulation fluide et temps clément, la journée s’annonce bien. Et puis, en arrivant à quelques kilomètres du circuit, le temps se fait plus menaçant pour finalement virer à la pluie, qui ne nous quittera pas de la matinée. Bon, après tout, cela me permettra de tester l’efficacité des 4 RM de ma R 310.
Après un cours théorique d’une demi-heure sur la position de conduite idéale, les phases de freinage et d’accélération, les transferts de charge, les trajectoires… il est temps de passer aux choses sérieuses, le circuit.
Je positionne ma R 310 dans la voie des stands où l’attendent déjà les trois voitures réservées à ceux qui ont acheté le stage : deux Golf GTI 245 DSG7 (une blanche et une rouge) et une R 310 DSG7 blanche. Deux frangins qui ont visiblement déjà écumé une dizaine de stages à eux deux, alterneront le pilotage (musclé) d’une des GTI et de la R blanche. Le possesseur d’une Polo GTI prendra l’autre Golf GTI disponible. Quant au cinquième larron, il prendra sa propre GTI blanche, exactement la même, fait du hasard, que celle destinée au stage.
Nous sommes chacun accompagnés d’un moniteur. La découverte du circuit s’effectue d’abord sur le siège passager. Durant deux tours, Nicolas, mon moniteur, me montre la trajectoire idéale de chaque virage, les repères de freinage, les points de cordes… et me met en garde contre une flaque d’eau qui est en train de se former à l’intérieur du virage commandant la 2ème ligne droite.
Je suis agréablement surpris par ce beau petit circuit de Haute-Saintonge, de 2,2 km de long. Deux lignes droites de 650 m permettent d’atteindre une bonne vitesse de pointe et les sept virages sont tous différents, dont un sympathique double gauche. Assez rapide, ce circuit est surtout très vallonné, avec des virages en aveugle et d’autres en dévers. Il parait simple en bord de piste, mais il est en fait très technique.
Allez, il est temps que je prenne le volant. Je suis à la fois excité à l’idée d’en découdre au volant de ma R et de la lancer dans de franches accélérations, sans l’angoisse de tomber sur un radar ou un képi. Mais également assez anxieux, j’avoue. La piste est mouillée et il continue de pleuvoir. Tout excès d’optimisme pourrait se payer cash.
Sur les conseils de Nicolas, j’aborde les premiers tours tout doucement. L’idée est d’apprendre à connaître le circuit. Puis, j’augmente progressivement le rythme. Mes trajectoires ne sont pas toujours les bonnes. Instinctivement, j’ai tendance à plonger trop tôt à la corde et accélérer trop fort. Du coup, la voiture sous-vire légèrement sur la piste détrempée. Pas très efficace.
Au fil des tours, je comprends mieux ce qu’il faut faire pour aller vite : freiner très fort, puis laisser aller la voiture vers le point de corde en léchant juste les freins, histoire de charger suffisamment le train avant sans déstabiliser l’arrière. Et au point de corde, accélérer franchement. Ça marche ! La voiture passe bien plus vite, dans un superbe équilibre.
J’enchaine les tours. Parfois j’arrive à reproduire exactement les instructions de Nicolas. Et ça passe vite et propre. D’autres fois, j’ai l’impression de me traîner. Grrrrrrr…. Frustrant.
Une petite pause et on repart pour plusieurs tours. Malgré ces conditions d’adhérence aussi précaires, la R est d’une stabilité magistrale et me met en confiance. J’accélère plus fort et je freine désormais plus franchement. Au point que je décide de retarder mon freinage au bout de cette 2ème ligne droite. A fond de 4ème, à 180 km/h sous la pluie, je prends les freins au panneau 150. Et là… plus rien.

Ou plutôt pas grand ’chose. J’ai enchainé plusieurs tours d’affilé et les freins ont décidé de jeter l’éponge. Deux options alors : tout droit dans le bac à gravier… ou bien l’épingle coûte que coûte. Je choisis la 2ème option et ça passe ! La voiture avait quand même suffisamment ralenti pour que l’ESP me permette d’en garder le contrôle et de négocier le virage. Ouf !
Une dernière pause, puis je fais encore quelques tours de circuit, en alternant les tours rapides et les tours de « refroidissement ». Il est alors midi et c’est déjà la fin du stage. J’immobilise ma R dans les stands. L’autre R, la blanche, revient d’un tour rapide avec un des deux frangins au volant. Les freins dégagent une telle fumée qu’un des moniteurs décide de faire un tour supplémentaire pour en baisser la température.
Je trouvais les freins de la R costauds sur la route. Mais l’épreuve du circuit révèle les limites de nos voitures. Il faut se rendre à l’évidence, les Golf GTI et R sont de formidables sportives sur la route mais ne sont pas faites pour enchainer longtemps les tours de circuit. Je comprends mieux l’utilité des freins céramique en option sur certaines sportives (mais pas chez VW

).
Je remercie Nicolas pour sa patience, ainsi que Loïc pour ses conseils sur la technique du talon-pointe et ses explications sur les vertus du double débrayage. Eh oui, j’étais le seul avec une boite manuelle.
Au final, j’ai passé une super matinée. Je songe à m’inscrire pour une prochaine session. Mais pas avec ma R perso cette fois.
