Merci merci les z'amis

Mais là je n'y arrive plus à relativiser...
Dans la dépression psychogène, on connait la cause de la dépression, et si la cause est le décès d'un proche, un divorce, ou tout autre drame, cela demeure "compréhensible et acceptable", il faut se soigner et, en passant par différentes étapes (Déni, Colère, Douleur, Reconstruction...) cela passera avec le temps, jusqu'à arriver à l'acceptation du drame.
Vous savez pourquoi vous êtes dépressifs, mais cela ne suffit pas à faire face, le corps ne suit plus...
Dans mon cas, le fait de savoir que je suis dans cet état pour des problèmes de voiture, cela me rend encore plus malade, car je ne l'accepte pas... C'est lamentable, j'ai honte...
Je connais pourtant assez bien le sujet, ayant réalisé mon mémoire de fin d'études sur les émotions des soignants dans la relation soignants/soignés.
Il n'y a heureusement aucuns retentissements pour l'instant sur mon activité professionnelle, hormis cet incident chez ce patient, mais rien de grave, j'étais là pour lui faire un petit pansement. Si cela s'était déroulé chez un de mes patients soigné pour son cancer, je vous laisse imaginer les conséquences dramatiques que cela aurait pu avoir sur lui: Oh punaise, si mon infirmier se met dans cet état pour moi, c'est qu'on me cache certainement des choses et que cette fois la fin est proche...
J'arrive encore à "gérer" devant les patients, et à me retenir pour pleurer uniquement dans la voiture entre deux patients.
A la maison, je pense aussi que ma femme et mes enfants ne se sont pas encore rendus compte que je me levais la nuit pour pleurer...
Lundi, j'irai consulter un médecin. En espérant juste que celui-ci soit aussi compréhensif, et ne me mette pas sous traitement qui m’empêcherai de conduire et de travailler, car il m'est impossible de me mettre en arrêt de travail (j'ai obligation de continuité des soins sur mes patients / Très difficile, voir impossible de trouver des remplaçants qui acceptent ce secteur très difficile, encore plus en hiver / Et hors de question de laisser mes deux collègues dans la merde vu la charge actuelle de travail). En plus, je sais très bien que rester à ne rien faire ne ferai qu'aggraver les problèmes, car je passerai mon temps à cogiter...